La frontière qui nous sépare entre le réél et le rêve est très mince, mais cette frontière c'est nous qui décidons de la franchir ou pas. Au delà de la réalité se trouve le rêve. Le rêve, l'imaginaire, l'irréalité est bien mieux que le réel, voilà pourquoi l'homme est si facilement tenté de franchir cette frontière.
Sans un brin de rêve, la vie serait morne, ennuyeuse, l'imagination qui se situe dans notre esprit est tellement plus intéressante, passionnante à découvrir. Tellement de portes nous sont ouvertes sur l'irréalité alors pourquoi se contenter simplement d'une vie sans magie?
Quand la nuit frappe à notre porte nous tombons dans notre imagination, dans un monde irréel, nous nous laissons porter par ce monde si vaste qu'est le rêve, car nous savons très bien que cet instant n'est pas eternel, il ne dure qu'une nuit, et même si celui ci revient toutes les nuits, il ne reviendra jamais de la même manière. Puisque le laisser-aller qui nous est permis par le rêve ne dure qu'une nuit autant le laisser durer et nous faire vibrer au plus profond de notre âme. parfois notre monde imaginaire peut devenir réel et quand cela arrive tu ne peux qu'en ressortir transformer.
L'univers, c'est un livre, et des yeux qui le lisent.
Ceux qui sont dans la nuit ont raison quand ils disent :
Rien n'existe ! Car c'est dans un rêve qu'ils sont.
Rien n'existe que lui, le flamboiement profond,
Et les âmes, les grains de lumière, les mythes,
Les moi mystérieux, atomes sans limites,
Qui vont vers le grand moi, leur centre et leur aimant ;
Points touchant au zénith par le rayonnement,
Ainsi qu'un vêtement subissant la matière,
Traversant tour à tour dans l'étendue entière
La formule de chair propre à chaque milieu,
Ici la sève, ici le sang, ici le feu ;
Blocs, arbres, griffes, dents, fronts pensants, auréoles ;
Retournant aux cercueils comme à des alvéoles ;
Mourant pour s'épurer, tombant pour s'élever,
Sans fin, ne se perdant que pour se retrouver,
Chaîne d'êtres qu'en haut l'échelle d'or réclame,
Vers l'éternel foyer volant de flamme en flamme,
Juste éclos du pervers, bon sorti du méchant,
Montant, montant, montant sans cesse, et le cherchant,
Et l'approchant toujours, mais sans jamais l'atteindre,
Lui, l'être qu'on ne peut toucher, ternir, éteindre,
Le voyant, le vivant, sans mort, sans nuit, sans mal,
L'idée énorme au fond de l'immense idéal !
Victor Hugo